Musées au Gabon

Pour les cubistes, les Gabonais restent les inventeurs d’une des formes les plus prestigieuses de l’art nègre. C’est par leurs formes variées que les œuvres d’art gabonais ont conquis une première place dans les musées réels et imaginaires. On a pu dire des statuettes gabonaises qu’elles représentent « l’homme total » et que « jamais peintres ou sculpteurs naturalistes n’ont pu obtenir un tel résultat. »

L’art kota, par exemple, est, dit-on, l’un des plus célèbres parmi les arts nègres. On a pu le dire (avec l’excès de l’admiration), « sans équivalent dans l’art d’aucune autre partie du monde à aucune époque. » Les sculptures kota, souvent réalisées en bois et décorées de motifs géométriques, sont particulièrement appréciées pour leur capacité à capturer l’essence de l’humanité.

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# Musée national des rites et traditions de Libreville

Inauguré en février 2019, ce musée abrite plusieurs salles dédiées aux expositions d’art premier et d’art contemporain, qui sont renouvelées tous les trois mois.

Le musée est composé de galeries d’exposition permanentes et temporaires, d’un jardin botanique qui abrite une centaine d’espèces végétales locales, ainsi que d‘une salle d’archives sonores et audiovisuelles (bandothèque), d’une bibliothèque, de bureaux administratifs, d’une boutique et d’un restaurant.

Sa collection comprend 2 500 objets ethnographiques rassemblés depuis 1954 et classés en 16 catégories : vannerie, ustensiles de cuisine, métallurgie, instruments de musique, statuettes, pierres de Mbigou, archéologie, reliquaires, masques, cannes, chasse, dot, poterie, pêche, parures et autres.

Le musée dispose également d’un fonds documentaire comprenant 2 627 ouvrages et d’un fonds sonore et audiovisuel constitué de 1 114 enregistrements classés en quatre catégories esthétiques : contes, danses, chants et instruments.

# Atwork Libreville

Dans l’une des cinq villes les plus onéreuses du continent africain, la créativité n’est pas encore omniprésente. Il n’existe pas de centres d’art locaux ni de galeries, et le seul programme culturel est associé à l’Institut Français ainsi qu’à quelques initiatives privées. C’est dans ce cadre que Bunny a choisi de devenir la voix de sa génération et de bouleverser le statu quo. Elle a fondé sa propre ONG, Mukasa, et a tout mis en œuvre pour introduire AtWork au Gabon. « Nous devons persévérer et nous faire entendre, la créativité est notre unique voie vers l’avenir », déclare-t-elle. Actuellement, le processus amorcé par l’atelier se poursuit. Les AtWorkers se retrouvent chez Bunny pour échanger sur de nouveaux projets, partager des idées et créer ensemble.

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